Généralités

La ptose  mammaire correspond à la chute des seins et est définie par le fait que le pôle inférieur du sein se situe plus bas que le sillon sous mammaire. Cette distance mesure le degré de ptose. 

Le phénomène de ptose est un phénomène normal lié au poids du sein soumis à la pesanteur. La ptose peut être plus ou moins importante et dépend principalement de qualité de la peau et du volume des seins. L’allaitement ainsi que les variations de poids ont tendance à augmenter la ptose.

La ptose mammaire est souvent considérée comme inesthétique mais cette notion est subjective et peut varier selon les contrées et les époques. 

Elle peut être associé à une hypertrophie mammaire  ou à une hypotrophie mammaire.

La ptose mammaire peut exister dans un contexte d’obésité, et dans ce cas, votre chirurgien vous demandera de réaliser un régime au préalable afin de pouvoir réaliser l’intervention dans de meilleurs conditions.

Une plastie mammaire pour ptose mammaire isolée est idéalement réalisée après la fin des grossesses mais parfois avant en cas de ptose importante.

Objectifs

L’intervention chirurgicale a pour but de « concentrer le sein  » en retirant la peau en excès, de remonter les aréoles et de diminuer leur taille afin d’obtenir deux seins symétriques dont l’aspect est plus esthétique.

En cas d’ hypertrophie mammaire associée, la réduction du volume des seins est indispensable afin d’empêcher la récidive.

En cas d’ hypotrophie mammaire associée et selon les souhaits de la patiente, la pose d’implants mammaires peut être associée: il s’agit alors d’une plastie mammaire avec prothèses.

Modalités pratiques

Avant l’intervention, le chirurgien réalise un examen clinique soigneux et en fonction des cas demande la réalisation de mammographies. Des photographie médicales sont réalisées.

La correction de la ptose se fait au prix de cicatrices qui le plus souvent ont une forme d’ancre de marine ou « T » inversé : avec une cicatrice autour de l’aréole, une cicatrice sous le sein et une cicatrice verticale entre les deux. Comme toute cicatrice, elles diminuent avec le temps pour se stabiliser au bout d’un an environ, mais restent toujours visibles

Dans certains cas, l’intervention peut être réalisée sans la cicatrice sous le sein. Il s’agit d’une plastie mammaire selon la technique verticale. Dans cette technique bien particulière, votre chirurgien vous expliquera des détails importants.

En l’absence d’hypertrophie mammaire, aucune résection de glande ou de graisse n’est réalisée. Il s’agit alors d’une plastie de concentration.

En cas d’hypotrophie mammaire, la pose d’ implants mammaires peut être réalisée dans le même temps. il s’agit alors d’une plastie mammaire avec prothèses.

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale, dure entre 2 et 3 heures et nécessite 2 à 3 jours d’hospitalisation. Elle nécessite la pose de drains qui sont retirés vers le 3ème jour.

L’intervention n’est pas très douloureuse.

Votre chirurgien vous revoit régulièrement en consultation pendant 1 an environ.

Les fils sont retirés vers le 15ème jour.

Il est nécessaire de porter un soutien gorge sans armature (type sport) jour et nuit pendant 1  mois et demi.

Le sport peut être repris après 2 mois.

Si une grossesse est désirée, elle ne doit pas avoir lieu avant 1 an après l’intervention.

L’allaitement est fortement déconseillé ( risque d’altération du résultat) et est le plus souvent très difficile voire impossible avec les techniques actuelles.

La sensibilité de l’aréole et du mamelon peut diminuer ou disparaître, et dans ces cas elle peut réapparaître après 1 an.

Les cicatrices peuvent être de mauvaise qualité en fonction de votre cicatrisation.

Complications

Comme tout acte chirurgical, la plastie mammaire de réduction peut s’accompagner d’un certain nombre de complications.

En choisissant un chirurgien plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement.

  • Complications liées à l’anesthésie.

  • Complications thrombo-emboliques : (phlébite, embolie pulmonaire), bien que globalement assez rares après ce type d’intervention, elles sont parmi les plus redoutables. Des mesures préventives rigoureuses en minimisent l’incidence: port de bas anti-thrombose, lever précoce et traitement anti-coagulant.

  • Hématome : Malgré toutes les précautions prises, un hématome peut rarement survenir et peut  nécessiter une intervention rapide. Exceptionnellement, une transfusion peut être nécessaire en cas de perte de sang importante. En cas d’hématome de faible volume, une simple surveillance est possible, et le plus souvent tout rentre dans l’ordre au bout d’ un mois et demi.

  • Infection: Malgré toutes les précautions prises, une infection peut exceptionnellement survenir. Elle peut nécessiter une intervention et la prise d’antibiotiques.

  • Cicatrices: Malgré tout le soin porté à la réalisation des cicatrices, celles-ci peuvent être chéloïdiennes, hypertrophiques, élargies. Leur aspect n’est définitif qu’après 1 an et demi environ.  Elles peuvent nécessiter des actes particuliers (massages, plaques de silicone, injection de corticoïdes…) et parfois une retouche chirurgicale.

  • Nécrose de l’aréole: Malgré une technique soigneuse, une perte partielle ou totale de l’aréole peut survenir. Cette complication rare est augmentée dans les cas de ptose importante et chez les patientes tabagiques. Afin de diminuer les risques, votre chirurgien vous demandera d’arrêter le tabac au moins 1 mois avant l’intervention. En cas de mauvaise vitalité de l’aréole, votre chirurgien peut prendre la décision de la retirer et de réaliser une greffe, en cours d’intervention ou dans les 2 jours qui suivent. 

  • Cytostéatonécrose: La cytostéatonécrose est la fonte de la glande et de la graisse contenus dans le sein. Elle se manifeste par un écoulement jaune par la cicatrice. Cette complication rare est augmentée dans certaines techniques et chez les patientes tabagiques. Afin de diminuer les risques, votre chirurgien vous demandera d’arrêter le tabac au moins 1 mois avant l’intervention. Dans les cas importants (exceptionnels avec les techniques actuelles), il peut en résulter une diminution importante du volume.

  • Résultat non satisfaisant : Malgré tout le soin porté à la réalisation de l’intervention, il peut exister une petite différence dans  le volume des deux seins ou dans la position , la taille et la forme des aréoles. Ces différences sont souvent présentes avant l’intervention, qui a d’ailleurs pour but de les corriger.


Au total, il s’agit d’une intervention qui donne le plus souvent des résultats satisfaisants mais au prix de cicatrices inévitables. Les vraies complications sont rares.

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